Un nouvel article portant le titre « Exclusif. L’avocat de Cédric Jubillar boycottera bien la réunion de préparation au procès en appel » vient d’être publié.
Il va mettre sa menace à exécution. L’avocat de Cédric Jubillar, Me Pierre Debuisson, ne participera pas à la réunion destinée à préparer le procès en appel de l’ancien plâtrier-plaquiste, condamné à 30 ans de prison pour le meurtre de sa femme Delphine, prévue ce jeudi 19 février, a-t-il annoncé mercredi aux journaux du groupe EBRA. « Mon client est toujours à l’isolement. Ne pouvant pas échanger normalement avec lui compte tenu de son état général de délabrement [dû à ses conditions de détention, NDLR], je n’irai pas à cette réunion », indique-t-il à notre journal. « Je ne veux pas participer à ce simulacre de justice en me rendant à une réunion préparatoire à un procès pour lequel tout semble déjà écrit d’avance en termes de condamnation de M. Jubillar », ajoute l’avocat toulousain.
Depuis qu’il a repris le dossier Jubillar, Me Debuisson se bat pour faire sortir son client de l’isolement. Le pénaliste a écrit à la présidente de la cour d’appel de Toulouse, à l’avocat général et au directeur de la prison. En vain jusqu’à présent. « Ce n’est pas une menace, je veux simplement pouvoir communiquer normalement avec mon client et qu’il bénéficie de conditions de détention normales », insiste Me Debuisson.
Un débat contradictoire s’est tenu mardi
Ce dernier nous annonce également avoir plaidé à la maison d’arrêt de Toulouse-Seysses ce mardi, en présence du directeur de l’établissement, dans le cadre d’un débat contradictoire relatif à l’éventuel prolongement de l’isolement de son client.
En décembre, l’isolement de Cédric Jubillar a été prolongé par le ministre de la Justice jusqu’au 18 mars 2026, une décision du Garde des sceaux « prise sur rapport motivé du directeur interrégional des services pénitentiaires saisi par le chef d’établissement », expliquait le 10 février la cour d’appel de Toulouse, précisant que la justice considère que « le placement à l’isolement constitue l’unique moyen d’assurer sa sécurité ». Or, selon le pénaliste, il existe d’autres possibilités : selon lui, Cédric Jubillar pourrait être transféré au sein du quartier dédié aux détenus vulnérables de la maison d’arrêt de Seysses ou au sein d’une Unité hospitalière spécialement aménagée (UHSA), dédiée aux personnes fragilisées sur le plan psychique.
« Depuis 4 ans et demi, il n’a pas connu l’obscurité »
Dans un long entretien accordé à notre journal le 10 février, Me Debuisson annonçait déjà son intention de ne pas participer à cette réunion tant que Cédric Jubillar était maintenu à l’isolement. Il allait plus loin en menaçant même de ne pas participer au procès, qui doit se tenir d’ici début 2027, si son client était encore à l’isolement.
« Au-delà du fait qu’il est dans une situation d’isolement cognitif, social, intellectuel et psychologique total depuis 4 ans et demi, ses conditions de détention l’empêchent de dormir puisqu’il a une lumière permanente au-dessus de son lit. Depuis 4 ans et demi, il n’a pas connu l’obscurité. On a placé dans des cellules proches de la sienne des individus qui ne cessent de hurler jour et nuit. Il est victime de fouilles au cours desquelles on l’oblige à se mettre totalement nu trois fois par semaine. Il n’est pas concevable de défendre un homme qui est soumis à des conditions de détention qui sont indignes et pires que celles mises en place pour des terroristes. Il est vraiment victime d’une forme de torture moderne », nous expliquait il y a quelques semaines Me Debuisson.
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